Quand la réparation ne suffit plus
La Politique de l'habitation de la Ville parle des « bungalows de Fabreville ». Cette politique ne dit rien de l'état de leurs toits.
Selon les fabricants et la qualité de la pose, les bardeaux d'asphalte durent de l'ordre de 15 à 30 ans. Si une nouvelle fuite demande une réparation tous les ans, faites-nous chiffrer la réfection en même temps que la réparation. La page sur la toiture à Fabreville décrit le quartier et les règles de la Ville.
Arracher ou recouvrir
Deux méthodes existent, et un couvreur peut proposer l'une ou l'autre.
Arracher. L'ancien revêtement est enlevé jusqu'au pontage. Le couvreur voit alors le bois, remplace les panneaux abîmés et travaille sur une surface saine. Il y a plus de main-d'œuvre et plus de rebuts.
Recouvrir. De nouveaux bardeaux sont posés par-dessus les anciens. Le chantier est plus rapide. En contrepartie, le pontage reste caché, la membrane du bord du toit ne peut pas être posée sur le bois, le toit porte plus de poids, et la garantie du fabricant peut poser ses conditions.
Demandez à chaque couvreur quelle méthode il propose et pourquoi. Faites écrire ce qui arrive si du bois pourri apparaît en cours de route.
Le permis, selon le matériau
Pour une résidence, la Ville ne demande pas de permis quand le revêtement est remplacé par le même matériau, et elle en demande un quand il change. La Ville ne définit pas « même matériau ».
Quand un permis est requis, la Ville annonce un délai d'environ 30 jours une fois le dossier complet, et des frais de 92 $ pour les premiers 20 000 $ de travaux, plus 2,50 $ par tranche ou partie de tranche de 1 000 $.
La Ville demande que le chantier ne débute pas avant que le permis soit reçu. Elle demande aussi que le permis reste affiché tant que durent les travaux, là où on le voit de la rue.
L'aide financière
La liste des programmes et subventions de la Ville de Laval ne contient rien pour la toiture d'une résidence ordinaire, ni pour les toits blancs ou verts, ni pour les gouttières.
Pour une maison, l'aide existe du côté de l'isolation du toit, pas de son revêtement, dans des programmes du gouvernement du Québec et d'Hydro-Québec. Conditions et montants changent : lisez-les sur les sites officiels avant de signer un contrat.
Si vous pensez ajouter de l'isolant dans l'entretoit, dites-le-nous dès la première visite. La Ville range l'ajout d'isolation avec le remplacement par le même matériau, parmi les travaux sans permis.
Lire les soumissions
Des soumissions écrites se comparent si elles répondent aux mêmes questions :
- arrachage complet ou recouvrement
- le bardeau proposé et la membrane posée au bord du toit
- le prix du pontage à remplacer, s'il y en a
- la ventilation de l'entretoit, gardée telle quelle ou modifiée
- les garanties du fabricant et de l'entrepreneur, avec leur durée
- qui demande le permis, s'il en faut un
La licence de l'entrepreneur se vérifie dans le registre public de la Régie du bâtiment du Québec.
Questions fréquentes
Peut-on poser de nouveaux bardeaux par-dessus les anciens ?
La méthode existe, mais elle cache le pontage et ajoute du poids. Demandez-nous ce que nous recommandons pour votre toit et ce que la garantie du fabricant en dit.
La Ville de Laval subventionne-t-elle la réfection d'un toit ?
La liste de programmes de la Ville ne contient rien pour la toiture d'une résidence ordinaire. Des aides d'autres organismes visent l'isolation du toit.
Combien de temps faut-il pour obtenir le permis ?
La Ville annonce environ 30 jours, comptés à partir du moment où le dossier est complet.
Sources officielles, consultées le 8 octobre 2026 :