Un quartier de maisons basses
Le portrait vient du schéma d'aménagement de la Ville, qui signale aussi des habitations multifamiliales le long du boulevard Dagenais Ouest. Dans sa Politique de l'habitation, la Ville parle des « bungalows de Fabreville ».
Ces documents décrivent des maisons, sans dire quels toits elles portent ni combien de neige ils reçoivent. Les règles de permis sont expliquées sur la page toiture à Fabreville. Quant à la neige, la prudence demandée ici est celle de toute la ville de Laval.
Un toit bas n'est pas un toit sûr
La Régie du bâtiment du Québec décrit le déneigement d'une toiture comme une opération risquée, pour ceux qui sont sur le toit comme pour ceux qui circulent autour. La hauteur n'est qu'une partie du problème. Trois dangers ne dépendent pas du nombre d'étages.
La glissade. Selon la CNESST, l'adhérence n'est pas garantie sur une surface enneigée ou glacée. Un pied posé sur le versant peut faire partir une plaque de neige. La personne tombe, ou se retrouve ensevelie.
Les fils. Outre les chutes, la Régie demande de considérer la proximité des installations électriques. Hydro-Québec fixe la distance : aucune personne, aucun outil, aucun matériau à moins de trois mètres des fils à moyenne tension.
Ce que la neige recouvre. Après une bordée, un puits de lumière ou une partie abîmée du toit ne se voient plus. C'est pourquoi la CNESST, dans sa méthode pour le toit plat, demande aux déneigeurs d'en dresser l'inventaire avant la saison hivernale.
Ce que vous faites, les pieds au sol
La Régie n'envisage qu'un seul cas où un propriétaire s'en occupe lui-même, et c'est à partir du sol. Dans le même passage, elle énumère les risques, dont les chutes et les installations électriques, et y voit autant de raisons de faire appel à des spécialistes.
Votre part se limite à observer. Faites le tour de la maison et regardez le bord du toit. Prenez des photos. À l'intérieur, vérifiez si une porte s'est mise à frotter ou si une fissure est apparue.
Comment le travail se fait
La CNESST distingue trois façons de travailler : à partir du sol, à partir d'un appareil de levage muni de garde-corps, ou directement sur le toit. Sur un toit en pente, elle fait de la troisième un dernier recours.
Si votre maison a un toit en pente, attendez-vous à voir le travail se faire d'abord d'en bas. Il restera aussi un peu de neige : la Régie recommande d'en garder une mince couche pour ne pas abîmer le revêtement.
Votre demande de soumission
Votre demande nous arrive par le formulaire du site. Écrivez-y ce que vous avez vu du sol, le nombre d'étages et la présence de fils près du toit. Gardez vos photos pour notre visite.
Questions fréquentes
Ma maison n'a qu'un étage, puis-je monter dans une échelle ?
Non. Les dangers que décrivent la CNESST et la Régie, soit la glissade, les fils et ce que la neige cache, existent à toute hauteur. Restez au sol et confiez le travail à une entreprise.
À partir de quelle épaisseur faut-il s'inquiéter ?
Aucune des sources de cette page ne donne d'épaisseur limite. La Régie se fie aux signes à l'intérieur : fissures, portes qui coincent, craquements inhabituels, plafond qui se déforme. Si ces signes sont nombreux, la Régie demande d'évacuer et de faire enlever la neige.
J'entends la charpente craquer, j'appelle un couvreur ?
Pas en premier : si les craquements se répètent ou si le plafond s'affaisse, sortez avec tous les occupants et appelez le 911. Nous venons après, et un ingénieur en structure juge la charpente.
Sources officielles, consultées le 8 octobre 2026 :