Un fond sec, propre et ferme
Rien ne se pose avant que le dessous soit prêt. D'un chantier à l'autre, nous enlevons le vieux revêtement, changeons les planches de pontage gâtées par l'eau, installons un pare-vapeur, de l'isolant et un panneau de support.
Une membrane élastomère vieillit mal sur un fond humide ou qui s'enfonce sous le pied. Tout le soin mis au reste n'y change rien.
Flamme ou pellicule : deux manières de faire adhérer
Nous choisissons la méthode avant de dérouler la première feuille.
À la flamme. C'est la manière traditionnelle. Le chalumeau fond le bitume et donne une soudure nette, y compris par temps frais. Le revers saute aux yeux : une flamme nue travaille à côté de bois sec, d'isolants âgés et de murs voisins. L'équipe protège les endroits fragiles, garde des extincteurs sous la main et reste surveiller le toit une fois le chalumeau éteint.
En autocollant. Le dessous de la feuille est enduit d'un adhésif que couvre une pellicule. On enlève cette pellicule au moment de poser. La méthode ne demande aucune flamme. L'adhésif exige en retour un fond très propre et une température assez douce pour prendre.
Faites préciser la méthode dans la soumission. Si c'est la flamme, demandez à l'entrepreneur si son assurance couvre ce travail.
La première épaisseur
Nous déroulons la sous-couche en bandes parallèles. La pose part de l'endroit le plus bas du toit. Chaque chevauchement est ainsi orienté dans le sens où l'eau s'écoule. Une bande empiète de quelques centimètres sur la précédente.
Le produit et le support dictent la fixation : soudure, collage ou attaches.
La seconde épaisseur
La couche de finition, celle qui porte les granules, vient ensuite. Les joints de la finition sont décalés de ceux de la sous-couche. Deux raccords ne se superposent pas.
Au chalumeau, nous chauffons le dessous du rouleau en avançant. Le bitume devenu liquide se fond dans la sous-couche. Quand un filet noir déborde tout le long du joint, la soudure est complète. Avec un produit autocollant, nous enlevons la pellicule et pressons la feuille sur la sous-couche.
Au pied des parapets
Le parapet est le muret qui ceinture le toit. La membrane y passe de l'horizontale à la verticale, et les toits bâclés coulent souvent à cet endroit. Un relevé bien fait réunit cinq choses :
- une pièce en biseau au bas du mur, qui évite à la membrane un pli à angle droit
- une sous-couche propre au relevé, qui grimpe sur le parapet
- une couche de finition taillée à part, distincte de celle qui couvre le toit
- une hauteur suffisante pour rester au-dessus de l'eau ou de la neige fondante
- un solin de métal sur le dessus du parapet, qui ferme le passage à l'eau par l'arrière
Questions fréquentes
En combien de jours un toit de plex est-il recouvert ?
Un toit de plex est souvent recouvert en quelques jours. La durée varie avec la surface, le travail d'arrachage et le temps qu'il fait. Un pontage plus abîmé que prévu peut allonger le chantier.
Le chalumeau met-il mon immeuble en danger ?
Le risque d'incendie existe bel et bien, et les équipes formées le contiennent par des mesures connues. Faites-vous décrire ces mesures et demandez la preuve d'une assurance qui couvre le travail à la flamme. Votre propre assureur peut vous dire s'il a des exigences.
La pose est-elle possible quand il fait froid ?
Le chalumeau s'accommode mieux du froid que les membranes autocollantes. Les limites de température viennent de chaque fabricant. Pour un chantier de fin de saison, demandez-nous de quelle façon nous les respecterons.