Un choix qui se fait à la soumission
Parmi les étapes d'une réfection de toiture, ce choix arrive très tôt. Le prix en dépend, le nombre de jours aussi, et surtout ce que le couvreur aura sous les yeux pendant qu'il travaille.
Recouvrir, c'est renoncer à voir le bois
Sous un recouvrement, le pontage reste caché. Un pontage pourri à un endroit le demeure sous le toit neuf, sans que quiconque l'ait constaté.
Le recouvrement a d'autres revers, à peser avec le couvreur.
- La charpente porte une couche de plus, en même temps que la neige de l'hiver.
- Les bosses de la vieille surface se devinent à travers la neuve. Des bardeaux gondolés en dessous déforment ceux du dessus.
- La chaleur prise entre deux couches peut user le revêtement plus rapidement.
- Les solins se refont moins bien sur une épaisseur double.
- Au prochain remplacement, il y aura deux couches à enlever, avec plus de temps et plus de frais.
Ce que le recouvrement a pour lui
Le chantier est plus court et le conteneur se remplit moins. L'ancien toit reste en place, et la maison n'est découverte à aucun moment.
Ce que le couvreur peut faire une fois le bois dégagé
- Changer les planches ou les panneaux atteints par la pourriture.
- Redresser une surface qui n'est plus égale.
- Poser une membrane d'étanchéité neuve là où le toit est le plus exposé.
- Reprendre tous les solins, au lieu de s'accommoder des anciens.
Le revêtement neuf s'appuie alors sur un fond droit et ferme. C'est la condition pour qu'il ait toutes ses chances de durer aussi longtemps que le fabricant l'annonce.
Les signes qui jouent contre le recouvrement
Dans les cas suivants, le recouvrement est à écarter.
- L'eau est déjà entrée, ou un plafond en garde un cerne.
- Le couvreur a senti le pontage céder sous ses pas, ou l'a vu onduler.
- Le toit porte déjà plus d'une couche de revêtement.
- Le vieux revêtement gondole, se fend ou se décolle.
- De l'humidité ou de la moisissure sont visibles dans l'entretoit.
Si une soumission propose quand même de recouvrir, demandez au couvreur pourquoi il écarte l'arrachage. Demandez-lui aussi quel support le fabricant du nouveau produit accepte, et combien de couches il tolère.
Sur un toit plat, l'isolant d'abord
Sur un toit plat, le risque change de nature. Une vieille membrane qui a laissé passer l'eau peut avoir détrempé l'isolant placé dessous. Une membrane neuve posée par-dessus enfermerait cette humidité.
Nous pouvons vérifier l'isolant avant de nous prononcer, au moyen de coupes d'essai par exemple. Faites-nous préciser la méthode, et ce que la soumission prévoit si une zone mouillée est trouvée.
Questions fréquentes
Qui peut dire combien de couches il y a sur mon toit ?
Le couvreur peut compter les couches. Sur un toit en pente, il relève le bord du revêtement, du côté de la gouttière ou de la rive. Sur un toit plat, il pratique une coupe d'essai.
La garantie du fabricant tient-elle sur un recouvrement ?
La garantie ne tient pas toujours aux mêmes conditions. Des fabricants en imposent de particulières quand leur produit est posé sur un ancien revêtement. Lisez le texte de la garantie avec le couvreur avant de donner votre accord.
Un seul couvreur sur trois me propose de recouvrir. Que comprendre ?
Recouvrir prend moins de temps et moins de main-d'œuvre, et le prix est souvent bien inférieur. Interrogez les deux autres sur leur choix d'arracher. Ce qu'ils répondront vous apprendra ce qu'ils ont remarqué sur votre toit.