Un toit plat ne l'est jamais tout à fait
Un toit plat à Laval est construit avec une légère inclinaison. Trois pièces se relaient pour sortir l'eau.
- Des pentes douces. Elles dirigent l'eau vers un point bas. Elles viennent de la charpente ou de panneaux d'isolant taillés en biais.
- Une sortie. Au point bas, un drain, un dalot ou une gouttière recueille l'eau.
- Une descente. Un tuyau l'amène jusqu'au pied de l'immeuble.
De l'eau qui stagne sur un toit plat est un défaut à corriger.
Drain, dalot ou gouttière
Le drain intérieur. Le toit est creusé en cuvette très évasée. Au fond, un drain envoie l'eau dans une colonne qui traverse le bâtiment. Ce tuyau passe au chaud. Il est moins exposé au gel qu'une descente accrochée dehors.
Le dalot. Le parapet, ce muret qui ceinture le toit, est percé d'une ouverture. L'eau la franchit et tombe dans une descente fixée à la façade. Le dalot joue parfois le rôle de trop-plein.
La gouttière de rive. Quand un côté du toit à faible pente n'a pas de parapet, l'eau glisse jusqu'à ce bord, où une gouttière la reçoit.
Ce qui trahit un écoulement en panne
Ne montez pas vérifier. Plusieurs indices se voient du trottoir, de la cour ou du logement du haut.
- un cerne au plafond du dernier étage, vers le milieu de l'immeuble
- un filet d'eau sur un mur extérieur, à un endroit sans descente
- des dépôts blanchâtres ou une brique qui s'effrite juste sous le parapet
D'une flaque au dégât d'eau
Un drainage déficient abîme le toit par étapes, souvent dans le même ordre.
- L'eau séjourne. La poussière s'y accumule et ce coin de membrane ne sèche plus.
- La surface se fatigue. Les granules partent, les joints baignent, le gel et le dégel travaillent le tout.
- L'eau passe dessous. Elle trouve un défaut, puis trempe l'isolant. Un isolant mouillé isole mal et sèche difficilement.
- La charge s'ajoute. Si la structure plie sous le poids de l'eau, le creux s'accentue et retient encore plus d'eau.
- L'eau déborde. Au pire, elle dépasse le haut des relevés de membrane et pénètre droit dans les murs.
Le piège du redoux
De décembre à avril, le drainage travaille dans les pires conditions. Un temps doux fait fondre la neige, et l'eau de fonte peut geler en route vers la sortie si le froid reprend.
Un bouchon de glace ferme alors le drain tandis que la fonte se poursuit, et le toit se remplit. Faire dégager le drain et vérifier le trop-plein par un couvreur, à l'automne, réduit ce risque.
Une deuxième sortie, plus haute
Ceinturé de parapets, un toit plat retient l'eau comme un bassin dès que sa sortie est bloquée.
Le trop-plein est une seconde ouverture, installée un peu au-dessus de la première. Cette ouverture entre en service quand le drain ne fournit plus, avant que l'eau atteigne le sommet des relevés de membrane.
Questions fréquentes
Combien de temps l'eau peut-elle rester sur un toit plat après une averse ?
Un toit plat se vide moins vite qu'un toit en pente, et sa surface peut rester mouillée un jour ou deux. Une flaque qui occupe encore le même endroit plusieurs jours plus tard révèle un défaut de pente ou de sortie.
Où aboutit l'eau qui entre dans le drain ?
L'eau qui entre dans le drain suit la colonne jusqu'en bas, puis gagne le réseau prévu pour l'immeuble. Avant de modifier le drainage, posez la question à la Ville de Laval.
Un toit déjà construit peut-il recevoir un drain de plus ?
Oui, un toit déjà construit peut recevoir un drain de plus, mais le chantier est sérieux. Il faut percer le toit, raccorder la membrane au nouveau drain et faire traverser le bâtiment par un tuyau. Ce tuyau relève de la plomberie. Ce travail se prévoit mieux au moment d'une réfection.