Mettre la pièce à l'abri
Rien de ce qui suit n'arrête l'infiltration. Ces précautions gardent les dommages petits jusqu'à la réparation de toiture, qui revient au couvreur.
- Recueillir l'eau. Placez un bac sous la goutte, avec une serviette au fond contre les éclaboussures.
- Dégager. Sortez les tapis, les meubles légers et l'électronique. Le reste se couvre d'une feuille de plastique.
- Penser à l'électricité. Si de l'eau coule près d'un plafonnier ou d'une prise, coupez ce circuit au panneau, à condition que le panneau, le sol devant lui et le chemin pour s'y rendre soient secs. Sinon, ne touchez pas au panneau. Dans tous les cas, on ne touche plus ni au plafonnier ni à la prise.
- Se tenir loin d'un plafond qui bombe. Le gypse gorgé d'eau peut lâcher sans prévenir. On ne le perce pas non plus : un fil électrique passe peut-être juste là. C'est l'affaire d'un professionnel.
- Garder des traces. Prenez des photos et notez l'heure, le temps qu'il fait, l'endroit précis où l'eau sort.
Deux démarches suivent : votre demande de soumission et l'appel à votre assureur. Dans les deux cas, on vous demandera depuis quand ça coule et par quel temps.
Est-ce vraiment le toit ?
Une tache au plafond ne vient pas toujours du toit. Un cerne peut apparaître par temps sec, en plein hiver. L'air de la maison, chaud et chargé d'humidité, s'échappe vers l'entretoit. La vapeur se dépose en givre sous les planches du pontage. Au redoux, ce givre fond, mouille l'isolant et marque le plafond.
D'autres sources laissent la même trace : une conduite de plomberie, le tuyau d'un ventilateur de salle de bain qui s'est défait, un climatiseur. Nous écartons ces sources avant d'ouvrir le revêtement.
Les endroits par où l'eau passe
L'eau passe souvent par un raccord, une traversée ou une rive, plus que par le plein d'une surface saine.
Autour de ce qui dépasse. Une cheminée, un puits de lumière, la base d'un mur sont ceinturés d'un solin de métal. Ce solin peut rouiller ou se détacher, et son scellant peut sécher.
Là où le toit est percé. Évent de plomberie, sortie de ventilation, mât : le joint qui entoure chaque traversée s'use souvent avant le reste du toit.
Sur un toit en pente. Un coup de vent emporte ou casse des bardeaux et met à nu ce qu'ils couvraient. En hiver, une digue de glace à la rive bloque l'eau de fonte, qui reflue sous les bardeaux.
Sur un toit plat. Une membrane âgée se fendille, ses joints bâillent, des cloques crèvent. Un drain obstrué fait monter le niveau de l'eau jusqu'à ce qu'elle franchisse le haut d'un relevé.
Ce que le moment de la fuite raconte
Notez quand l'eau se présente : ce détail oriente notre recherche.
- Uniquement les jours de pluie venteuse. Le vent pousse l'eau sous un bardeau, derrière un solin ou dans un mur.
- Dès la moindre averse. Le passage est ouvert et l'eau y va tout droit.
- Pendant un dégel, sans une goutte de pluie. La glace de la rive ou le givre de l'entretoit sont les premiers suspects.
- Le lendemain ou le surlendemain d'une pluie. L'isolant a retenu l'eau avant de la rendre. Ce délai est fréquent sous une membrane de toit plat.
Questions fréquentes
Il ne coule plus depuis hier, est-ce réglé ?
Non, le passage existe encore et seule la météo a changé. Demandez quand même une soumission. Nous lisons mieux des marques d'eau fraîches dans l'entretoit qu'une trace ancienne.
Qui répare une fuite de toit ?
Un couvreur répare une fuite de toit. Il remonte au point d'entrée de l'eau, puis y rétablit l'étanchéité. Vérifiez sa licence dans le registre public de la Régie du bâtiment du Québec avant de signer.
Comment faire pour arrêter une fuite d'eau dans la toiture ?
Une fuite d'eau dans la toiture s'arrête de l'extérieur, sur le toit, par un couvreur. D'ici la visite, restez au sol et protégez la pièce : un bac, des meubles couverts, des photos. Si la réparation finale doit attendre, nous pouvons poser une protection provisoire.