Ce que nous posons en attendant
Quand une fuite de toit ne peut pas être corrigée pour de bon le jour même, nous choisissons parmi ces moyens. Tous se posent en hauteur, par un couvreur seulement.
- Une toile. Après une branche tombée ou une bourrasque, elle recouvre la partie abîmée. Nous l'ancrons fermement, pour qu'un nouveau coup de vent ne l'emporte pas.
- Un produit d'étanchéité. Du scellant ou du ciment à toiture, étendu sur une fente, un joint qui s'est ouvert ou le tour d'un évent, ferme le passage quelque temps.
- Un morceau de revêtement. Sur une membrane de toit plat, une pièce est soudée ou collée par-dessus le défaut. Sur un versant, une feuille de métal ou un bardeau est inséré sous les rangs d'à côté.
Trois raisons de remettre les vrais travaux
- La pluie ou la neige : un travail durable exige une surface sèche.
- Le froid : certains matériaux adhèrent mal quand la température est trop basse.
- L'assureur : il peut vouloir voir les dommages avant toute réparation permanente.
Le temps gagné
L'intérieur est à l'abri, et vous reprenez la main sur le calendrier. Les matériaux mouillés ont le temps de sécher. Vous pouvez joindre votre assureur, demander plus d'une soumission et choisir un entrepreneur à tête reposée, plutôt qu'avec un seau qui se remplit. Les travaux durables peuvent aussi attendre une meilleure saison.
Ce qui reste à faire
La cause, elle, n'a pas bougé. Un solin posé de travers, une membrane au bout de sa vie, du bois pourri sous le revêtement : tout cela attend toujours.
Le provisoire s'abîme vite. Le gel et le soleil font durcir puis fendre le scellant. Le vent use la toile. Une pièce collée en vitesse sur un support humide finit souvent par se soulever.
La durée d'une réparation temporaire dépend du moyen choisi, de la prise au vent et de la saison. Personne ne peut donner un chiffre valable partout. Posez-nous deux questions : combien de temps l'installation devrait tenir, et à quel moment il faudrait la faire revoir.
La trace écrite
La réparation temporaire est facturée comme un autre travail. Demandez un document qui indique :
- Ce qui a été posé, et à quel endroit précis du toit.
- Des photos de la zone, prises avant et après.
- Les mots « mesure temporaire », en toutes lettres.
- La cause présumée de l'infiltration, quand le couvreur l'a trouvée.
- La réparation permanente qu'il conseille, et pour quand.
Questions fréquentes
Est-ce que je peux poser moi-même quelque chose en attendant le couvreur ?
Vous pouvez agir à l'intérieur seulement : un bac sous la goutte, une toile de plastique sur les meubles. Ne posez rien sur le toit. Une surface mouillée ou glacée est dangereuse, et du scellant mis au mauvais endroit rend la source plus difficile à trouver par la suite.
Du scellant sur le toit, est-ce une réparation qui dure ?
Du scellant sur le toit n'est pas une réparation qui dure. Le produit ferme un trou, il ne corrige pas ce qui l'a ouvert. Avec le temps le scellant se fissure, et l'eau repasse, souvent au même point.
La toile ou la pièce a cédé, que faire ?
Remettez la pièce de la maison à l'abri, avec un bac et une toile de plastique, puis écrivez-nous par le formulaire. Dites-nous ce qui se passait dehors à ce moment, un redoux ou de fortes rafales par exemple. Prenez-le aussi comme un signal : les travaux permanents ne peuvent plus attendre.