Comment peser ce que vous voyez
Le premier repère est la répétition : un indice unique relève de la réparation, alors que plusieurs indices dispersés sur la surface signalent un revêtement en fin de course. Le second est l'âge. Selon les fabricants et la qualité de la pose, un bardeau d'asphalte tient de 15 à 30 ans et une membrane élastomère de 25 à 35 ans, en ordre de grandeur.
Notez ce que vous voyez, avec la date et une photo. Ces notes pèseront le jour où il faudra réparer ou remplacer un toit, surtout si elles précèdent la première infiltration.
Depuis le terrain, au printemps et à l'automne
Un tour du bâtiment à chacune de ces deux saisons suffit. Prenez des jumelles et restez au sol.
Si le toit est en pente, cherchez :
- des bardeaux aux coins retroussés ou creusés en leur milieu
- des bardeaux absents, cassés ou fendus
- des zones plus sombres, signe de granules disparus
- un dépôt de granules dans les gouttières et sous les descentes
- autour de la cheminée, un solin rouillé ou qui ne colle plus
Si le toit est plat, la surface vous échappe, mais le sommet des murs parle :
- des coulisses ou des dépôts blanchâtres sur la brique, juste sous le parapet
- un couronnement métallique déformé, rouillé ou dont les joints bâillent
- pendant une forte averse, de l'eau qui passe par-dessus le rebord
Depuis la trappe de l'entretoit
Quand la trappe de l'entretoit s'atteint sans grimper, ouvrez-la un jour de beau temps et éclairez avec une lampe. Regardez depuis l'ouverture, sans y entrer : sous l'isolant, rien n'indique où un pied tiendrait. Un isolant qui a l'apparence de la vermiculite peut contenir de l'amiante et ne se manipule pas.
Notez ces indices :
- un rai de jour entre deux planches ou au pourtour d'un évent
- du bois taché de foncé ou marqué de coulisses, sur le pontage comme sur les chevrons
- des pointes de clous rouillées, ou givrées en hiver
- des planches de pontage noircies ou qui ondulent
- une odeur de moisi
Notre part
D'autres signes ne se constatent que sur le toit, en marchant sur la surface. Ce travail n'est pas le vôtre.
Sur un toit de bardeaux, nous vérifions si un bardeau soulevé plie ou se brise, si les rangs sont encore collés l'un à l'autre et si le pontage cède sous le poids.
Sur une membrane élastomère, nous cherchons les endroits où le bitume est à nu faute de granules, les joints entrouverts entre deux lés, les plis, les cloques, les fissures et les relevés qui se détachent au bas des parapets.
Questions fréquentes
Où trouver l'année de pose de mon toit ?
L'année de pose se trouve dans la facture des derniers travaux, ou auprès du propriétaire précédent. Sans papier, un couvreur avance un âge approximatif en examinant le revêtement.
Est-ce une bonne idée d'aller voir sur le toit par moi-même ?
Non, ne montez pas sur le toit. Une chute est vite arrivée, et un revêtement âgé souffre d'être piétiné. Le terrain, les jumelles et la trappe en disent déjà beaucoup.
Le toit paraît fatigué mais rien ne coule, faut-il se presser ?
Pas forcément, mais c'est le moment de nous faire voir le toit. Vous pourrez comparer des soumissions et retenir la saison qui vous convient, au lieu de trancher pendant une fuite.
À quoi reconnaît-on un toit à changer ?
Un toit à changer se reconnaît à son âge et à l'étendue de ses défauts. Un défaut unique sur un revêtement encore jeune se corrige. Une usure présente partout, des infiltrations qui changent de place ou une durée de vie presque écoulée mènent au remplacement. Un couvreur le confirme sur le toit.