Un toit ouvert par morceaux
Nous ne découvrons pas toute la surface d'un coup. On enlève une section le matin et on la rend étanche avant de partir.
L'ordre de ces sections s'écrit dans un plan d'étapes, à régler avant de signer. Dans la gestion des travaux de toiture, ce plan pèse autant que le devis. Il indique la suite des sections, les jours prévus pour chacune, les occupants qui se trouvent dessous et les jours où un appareil sera mis hors service.
L'avis aux occupants
Remettez à chaque occupant, avant le premier jour, un avis écrit. Il contient :
- le calendrier et les heures de travail,
- les parties de l'immeuble concernées,
- le bruit et les odeurs à prévoir,
- ce qui change au stationnement,
- le nom de la personne qui répond aux questions.
Quand la pluie repousse une étape, envoyez une version corrigée. Un dérangement annoncé passe mieux qu'une surprise. Relisez aussi vos baux, qui peuvent prévoir leurs propres exigences d'avis.
Le vacarme au-dessus des têtes
Deux opérations s'entendent nettement sous le toit : l'enlèvement de l'ancien revêtement et le vissage des fixations dans le pontage. Voyez avec nous ce qui peut s'arranger.
- Une heure de début et une heure de fin pour les tâches bruyantes.
- Des périodes de silence quand le local du dessous reçoit des patients, de jeunes enfants ou des réunions.
- Du travail en soirée, le samedi ou le dimanche au-dessus d'un commerce incapable de fermer.
Avant de promettre un horaire, demandez à la Ville de Laval si elle encadre les heures des travaux bruyants.
L'air qui entre dans l'immeuble
Bitume chauffé, flamme du chalumeau, certains apprêts, certaines colles : tout cela sent fort. La ventilation puise souvent son air frais sur le toit, près des travailleurs, et l'odeur circule alors dans tout l'immeuble.
Le sujet se règle avec nous avant le chantier. Les prises d'air voisines de la zone de travail peuvent être fermées ou protégées pour un temps. Cette décision se prend avec l'entrepreneur en ventilation. Les tâches odorantes peuvent aussi être placées aux heures où l'immeuble est vide.
Ce qui monte, ce qui descend
Les matériaux arrivent sur le toit par grue ou par monte-charge. Les rebuts redescendent vers un conteneur.
Le conteneur et la zone d'entreposage occupent des cases de stationnement tout le chantier. Les jours de grue, une partie du stationnement ou du trottoir est fermée. Si la grue ou le conteneur doit empiéter sur la rue ou sur le trottoir public, demandez d'abord à la Ville de Laval si une autorisation est nécessaire. Les sorties de secours et les quais de livraison doivent rester dégagés en tout temps.
Sous le bord du toit
Un débris peut tomber du bord du toit. Toute entrée placée sous une zone de travail est protégée ou fermée le temps des travaux, et des panneaux clairs envoient les piétons ailleurs.
À l'intérieur, l'arrachage fait tomber de la poussière là où le pontage est visible du dessous, et une section ouverte peut laisser passer de l'eau. Demandez aux occupants situés sous la section du jour de couvrir ou de déplacer leur marchandise et leurs appareils fragiles.
Questions fréquentes
Un magasin peut-il rester ouvert pendant qu'on refait le toit ?
Souvent, oui : le travail par sections et le choix des heures le permettent. Au-dessus d'une activité sensible, le travail peut se faire hors des heures d'ouverture. Cet horaire se prévoit dès la soumission.
La climatisation sera-t-elle coupée ?
La climatisation est coupée par périodes. Pour refaire l'étanchéité à la base d'une unité, il faut parfois la débrancher ou la soulever. Nous fixons ces arrêts avec l'entrepreneur en ventilation.
Mon locataire demande un dédommagement pour le dérangement. Y a-t-il droit ?
Tout dépend de ce que prévoit le bail et de ce qui s'est passé. C'est une question de droit, à soumettre à un conseiller juridique. Un avis remis à temps et un chantier bien tenu aident à éviter les différends.