Un même texte pour tous : le devis descriptif
Le devis descriptif est la pièce centrale de la gestion des travaux de toiture. Le prix, le contrat et le règlement d'un désaccord en dépendent. Un ingénieur, un architecte ou un consultant en toiture peut le rédiger. Pour un petit projet, un gestionnaire peut le bâtir à partir d'un rapport d'inspection détaillé.
Pour que les soumissions se comparent, il devrait contenir :
- un plan du toit, avec la superficie et les sections à refaire,
- le sort de l'ancien revêtement, arraché en entier ou recouvert,
- l'assemblage neuf décrit couche par couche, épaisseurs comprises,
- ce qu'on fait des drains, des parapets, des solins et des bases d'appareils,
- la couleur ou la réflectance du revêtement, selon ce que la Ville demande,
- les conditions de l'immeuble : horaire permis, accès, locaux fragiles,
- les garanties demandées et la durée limite du chantier.
La ligne « réflectance » à Laval
L'article 380 du Code de l'urbanisme de Laval vise les bâtiments principaux et accessoires à toit plat. Il demande un toit végétalisé, un matériau blanc ou rendu blanc (peinture, enduit réfléchissant, ballast blanc), ou un matériau dont l'indice de réflectance solaire est d'au moins 78. Le Code ne précise pas ce qui s'applique à un toit existant refait à l'identique.
La Ville ne publie aucune page de démarche propre à la toiture d'un bâtiment commercial, et sa règle du « même matériau » sans permis est écrite pour une résidence. Posez vos questions au Service de l'urbanisme avant d'envoyer le devis.
Le prix de ce que personne ne voit
Pontage et isolant restent cachés jusqu'à l'arrachage. Exigez de chacun un prix unitaire pour les travaux impossibles à mesurer d'avance, comme remplacer une surface donnée de pontage ou d'isolant mouillé. Vous comparez alors le prix de base et celui des mauvaises surprises.
La visite commune du toit
Une photo aérienne ne suffit pas à chiffrer un toit. Conviez les soumissionnaires à une visite, idéalement en un seul groupe. Chacun constate alors la même chose : l'accès, la hauteur, la place pour la grue, l'état des relevés. Les soumissionnaires montent, et vous recueillez leurs questions en bas.
Consignez les questions posées. Répondez par écrit, à tous, dans le même envoi. Une réponse qui modifie le devis donne lieu à un addenda écrit.
Six points à annoncer en plus du prix
Écrivez dans l'appel d'offres ce que vous regarderez.
- Licence. Au Québec, un entrepreneur en construction doit détenir une licence de la Régie du bâtiment du Québec. Le registre public de la Régie permet de la vérifier.
- Assurance responsabilité. La preuve d'une police en vigueur.
- Chantiers semblables. Même taille, même système, immeuble occupé.
- Références. Des gestionnaires joignables, pour des toits livrés il y a quelques années.
- Personnel. Le contremaître désigné, sa présence au chantier, les sous-traitants prévus.
- Garanties. Fabricant d'un côté, main-d'œuvre de l'autre, chacune avec ses conditions.
La lecture des réponses
Un tableau suffit : les entrepreneurs en colonnes, les lignes du devis en rangées.
- Les exclusions d'abord. La liste de ce qui manque en apprend souvent plus que le reste.
- Le système ensuite. Assurez-vous que chacun a chiffré celui du devis, pas un équivalent de son cru.
- Un prix nettement sous les autres mérite une question. Un élément a pu être oublié.
Questions fréquentes
À combien de couvreurs envoyer l'appel d'offres ?
On invite couramment trois couvreurs. C'est assez pour situer les prix.
Un soumissionnaire peut-il suggérer un autre système que celui du devis ?
Oui, à titre de variante chiffrée à part, après son prix pour le système demandé. La base commune reste intacte.
Le plus bas prix est-il un piège ?
Le plus bas prix n'est pas forcément un piège. Cherchez d'où vient l'écart. S'il s'explique par une couche plus mince ou par un élément exclu, ce prix ne se compare plus aux autres.