Trois flous à faire préciser
La soumission est le premier document à lire pour comprendre le prix d'une réfection de toiture. Trois passages y restent souvent vagues.
Le bois du pontage. Si aucun prix à l'unité n'est fixé pour remplacer le bois pourri, ce prix se discutera le toit ouvert, quand vous ne serez plus en position de négocier.
Les solins. Un solin « inspecté » ou « vérifié » n'est pas un solin neuf. Faites écrire lesquels seront remplacés.
Les produits. « Membrane deux couches » ou « bardeaux haut de gamme » ne nomme rien. Avec le nom exact du produit, vous pouvez lire sa fiche technique et sa garantie.
Les postes à retrouver noir sur blanc
- l'identité de l'entreprise : nom complet, adresse, numéro de licence de la Régie du bâtiment du Québec
- la surface du toit, telle que mesurée
- ce qu'il advient du vieux revêtement, arrachage complet ou recouvrement
- chaque couche posée, avec le produit et sa catégorie
- les solins, évents, drains et accessoires, en précisant le neuf et le réutilisé
- le prix à l'unité du pontage à remplacer
- le conteneur, l'élimination des rebuts et le nettoyage du terrain
- la personne qui demande le permis, quand il en faut un
- les garanties
- la période pendant laquelle l'offre tient, et les dates de chantier possibles
- les conditions de paiement et les taxes
Sur le permis, la Ville de Laval écrit que, pour une résidence, remplacer le revêtement par le même matériau n'en demande pas, et que le remplacer par un nouveau matériau en demande un. Elle ne définit pas « même matériau ». Si votre cas est douteux, la question se pose au Service de l'urbanisme, et la soumission devrait dire qui s'en charge.
Trois offres sur la même table
Passez chaque document au même crible, dans cet ordre.
- La surface. Les trois chiffres devraient se ressembler. Un gros écart trahit une erreur de mesure ou un pan de toit oublié.
- L'arrachage. Total d'un côté, partiel de l'autre : les deux offres ne visent plus le même chantier.
- Le système. Relevez pour chacune les couches, les produits, les accessoires.
- Les exclusions. Mieux vaut une exclusion écrite qu'un poste passé sous silence.
- Les garanties. Leur contenu, et le nom de celui qui devra les honorer.
- Le total. En dernier seulement.
Un poste figure dans une offre et manque aux deux autres ? Rappelez ces deux couvreurs. Demandez-leur s'il est compris, et de l'ajouter avec son prix s'il ne l'est pas.
Quand une offre est nettement plus basse
Un total très inférieur aux autres s'explique souvent par un poste retiré ou allégé. On y trouve un recouvrement à la place d'un arrachage, des solins gardés, un produit d'une gamme plus modeste, rien de prévu pour le pontage, ou un chantier planifié à toute vitesse. Cherchez ce qui manque avant de vous réjouir.
Questions fréquentes
Dois-je payer pour obtenir une soumission ?
Posez la question en fixant le rendez-vous. Une inspection approfondie remise avec un rapport écrit est un service distinct, qu'un couvreur peut facturer séparément.
Jusqu'à quand le prix soumis tient-il ?
La soumission devrait indiquer jusqu'à quand son prix tient. Chaque entrepreneur fixe sa période, et le coût des matériaux change. Une fois la date dépassée, faites actualiser l'offre avant de signer quoi que ce soit.
Une soumission signée devient-elle le contrat ?
C'est au couvreur de vous le dire : soit la soumission signée sert de contrat, soit un contrat séparé suit. Quel que soit le papier signé, tout ce que la soumission décrivait doit s'y retrouver, sans aucun retrait.
Sources officielles, consultées le 8 octobre 2026 :